[ Les Centraliens sur le Web ]
Activités du Cercle Généalogique


REUNION DU 11 FEVRIER 2010,
Illustrations de l'exposé d'André DENIS   

sur l'arbre généalogique.


(Pour agrandir les illustrations, merci de cliquer sur les vignettes !)

Figure A1      .

A l'époque carolingienne, ce passage de l'évangile selon Saint Luc raconte le baptême du Christ, suivi par les soixante-dix générations de l'ascendance du Christ jusqu'à Adam. : « Et Jésus était fils de Joseph, fils dHéli, fils de Matthat, (…), fils d'Enos, fils d'Adam, qui fut créé par Dieu ».
La mise en page sur deux colonnes doit être lue successivement. Chaque ligne d'une colonne correspond à une génération. On écart ainsi les collatéraux, pour ne donner que les liens de filiation. Cette généalogie est comparable aux listes successorales des empereurs, des rois, des papes ou d'évêques toujours présentées en colonne.

Figure B      .

Copie du « Digeste » de Justinien, milieu du XIIIe siècle.
A la place de la traditionnelle onciale, le copiste & intégré une image pour illustrer l’annulation d’un mariage selon les règles du code de droit civil de Justinien. On voit clairement ici les deux époux renvoyés dos à dos… Une élégante façon d’accélérer les recherches de documents…

Figure C      .

Voici un extrait de la plus ancienne généalogie non biblique dessinée en France (1061-1068).
Elle représente la suite des rois de France, du mérovingien Pharamond jusqu’au carolingien Charlemagne.
Les noms sont reliés par des lignes sinueuses, décotées de rinceaux, de bouclettes ou de fleurs. L’auteur a établi une véritable légende pour caractériser les premières filiations de son schéma : au dessus du premier nom, Phäramundus, il ajoute le mot pater, et au dessus de Clodion (Chogilo), il ajoute filius. Le sens de lecture et la signification des lignes sont ainsi fixées d’emblée.

Figure D1      .

Voici la chronique de Nuremberg, de Hartmann Schedel, 1495.
Superbement riche en décor végétal, qui prend une grande importance en envahissant les simples listes successorales, au point de rendre celles-ci difficiles à déchiffrer. Le plaisir esthétique que procure l’image est doublé par la recherche du suivi de tous ces entrelacs.
Ici, le premier ancêtre Antipater est en pleine discussion avec son épouse, en haut de la page de gauche, alors que son fils Hérode d’Ascalon est situé en haut de la page de droite, sans aucun respect du traditionnel étagement des générations.
Remarquons aussi que l’imposante corolle de ce fils abrite aussi ses quatre épouses, proposant ici une solution habile à la représentation de mariages successifs et multiples.

Figure D2      .

Juste pour le plaisir d’admirer un beau dessin…
Ici, le décor végétal envahit la page. Les grands prêtres Aaron et Eléazar se succèdent, dans la traditionnelle colonne.
Les fils impies d’Aaron sont écartés de la succession comme grands-prêtres et refoulés à grand coup d’encensoir par Eléazar. Seul, le pieux Ythamar, auteur de la lignée des petits prêtres, est digne de soutenir le regard de son père et échappe au feu purificateur…

Figures E1            et      E2      .

Le calendrier des bergers a été imprimé à Paris par Guiot Marchand en avril 1493...
Voici deux images faciles à mémoriser par la richesse de l’allégorie de l’arbre.
D’abord l’arbre des vices, sec et mort, qui s’enracine dans l’orgueil et culmine en luxure Sept rameaux, pour les sept péchés capitaux, chacun donnant naissance à sept défauts secondaire aux extrémités des petits rameaux Les branches des vices penchent tristement, sans feuilles, vers le sol ;
Ensuite, voici l’arbre des vertus, fécond et feuillu. L’humilité est sa racine. Son tronc se développe avec quatre branches de vertus cardinales, (Justice et Force, Prudence et tempérance) avant de culminer dans les vertus théologales, en deux branches Foi et espérance, et dans la cime, Charité. De chacun des branches des sept vertus sort un bouquet de sept vertus secondaires.

Figures F1            et      F2      .

La bible en français, gravée par Antoine Vérard en 1498.
La technique de la gravure ne permet pas d’avoir des titres et des illustrations en couleurs. Il faut donc, comme ici, recouvrir les gravures d’enluminures. On voit la couche de Jesse, par transparence.
Voici l’arbre de Saint Dominique, imprimée à Albi en 1481.
Ici, comme Jesse, Saint Dominique git endormi sur le sol, et de son coté monte un arbre vigoureux de parenté spirituelles, qui porte papes, cardinaux, évêques et docteurs issu de l’ordre dominicain. Gravure sur métal en relief.

Figures G1            et      G2      .

Yves de Saint-Denis : Vie et miracle de Saint Denis, 1317.
La page est soigneusement composée, pour imposer visuellement la légitimité d’Hugues Capet. La colonne de gauche montre la succession des rois de France, depuis Charlemagne (en haut) jusqu’à Hugues Capet (en bas).*
Chaque souverain est peint sur son trône dans des carrés sertis dans un cadre commun au décor d’orfèvrerie. Regardez bien, un discret rinceau feuillagée court d’un médaillon à l’autre, pour exprimer les filiations, sauf bien entendu pour le dernier. Mais cette rupture n’apparaît ici comme un détail secondaire, en comparaison avec la parenté par les femmes d’Hugues avec Charlemagne, comme le manifeste nettement la colonne de droite. Plus qu’un long discours, l’image généalogique impose son message politique.
* Charlemagne – Louis II le Pieux – Charles II le Chauve – Louis II le Bègue – Charles III le Simple – Louis III d’Outremer – Lothaire – Louis V et Hugues Capet

Figure H1      .

Amusons-nous quelques instants avec cette représentation de Noé, dans « la mère des histoires » de Pierre le Rouge, Paris 1488.
La disposition en croix des descendants (Cham – Sem et Japhet) met en relief la symbolique de l’alliance passée entre Dieu (et symbolisée ici par l’arc-en-ciel) et son renouvellement par la croix du Christ. Voilà que la généalogie se transforme en sermon exégétique…

Figure H2      .

François Bauduin, à Lyon, 1583. « Institutionum juris civilis commentarii.
Sous la forme d’un monumental escalier, la perspective à perte de vue manifeste l’éloignement des treize générations qui séparent le premier ascendant du dernier descendant.
Notons que ce même François Bauduin a utilisé aussi des empilements de tombeaux, rappelant le rôle successoral premier de ces tableaux ;

Figure J1      .

La généalogie et descente des rois de France, Paris 1597.
Pharamond, premier roi mythique des Francs au début du Ve siècle, trône ici fièrement devant l’arbre des ses descendants et successeurs.
Seul apparaît Clodio rex…

Figure J2      .

Ici, l’ on voir une mise à jour, non peinte, des deux dernières pages.
Le portrait du nouveau roi Henri IV apparaît sur une mince branche qui vient prolonger l’axe central, derrière Charles IX et Henri III. La légitimité du nouveau roi Bourbon est ainsi clairement affirmée.

Figure K      .

Dans ces quartiers de noblesse d’Augustin d’Angerville Paris 1786, on montre clairement les huits quartiers de noblesse d’un chevalier de l’ordre de Malte, selon le modèle le plus courant à l’époque moderne

Figure L      .

Thesaurus principum hac aetate in Europa viventium.. Cologne 1590.
Sur cette double page, Michaël Eyteinger décrit le fonctionnement théorique de sa mise en page et de sa numérotation des quartiers d’ancêtres. A la suite, trente-quatre schémas présentent selon cette nouvelle méthode les quartiers des princes d’Europe.

Figure M      .

Arbre de la Maison des Tintégniac. Dessin aquarellé début du XVIIIe.
Hommes et femmes sont distingués ici par des cases de formes distinctes. Les parents les plus illustres portent les attributs de leurs fonctions.